02 juin 2010

La cour de cassation et le prix de la peau de l'ours

Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne n'a peut -être pas compris ce qui lui arrivait quand René Marquèze l'a abattue le 1° novembre 2004 dans les forêts pyrénéennes de la vallée d'Aspe.

Six ans plus tard, le chasseur n'avait quant à lui toujours pas compris comment, ayant été reconnu en état de “légitime défense” et ainsi relaxé du chef de “destruction d'espèce protégée”, sept organisations de défense de l'environnement pouvaient encore lui demander 11.000 euros de dommages et intérêts.

La cour d'appel de Pau le lui avait déjà expliqué en 2009. La cour de cassation vient de reprendre ces explications tout en les confirmant:

Nul ne peut être jugé coupable d'avoir choisi de tirer plutôt que de se laisser bouffer par une ourse d'autant plus menaçante qu'elle était accompagnée de son ourson. Donc, pas de prison, pas d'amende.

En revanche, nul n'est non plus tenu de participer à une battue aux sangliers dans un secteur où il est dûment averti de la possible présence du fauve. Si pas coupable, responsable tout de même un peu...

René Marquèze alors âgé de 61 ans avait pris en connaissance de cause le risque de croiser Cannelle. Il sait définitivement aujourd'hui que ce risque avait un prix.

C'est la mort de cette dernière représentante de l'espèce autochtone qui a déclenché le plan de réintroduction d'ours slovènes dans les Pyrénées.

GLv.

Posté par yannbenard à 15:03 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur La cour de cassation et le prix de la peau de l'ours

    Salut tout le monde !
    Bravo pour le blog et vos billets.
    C'est un réel plaisir de surfer pour vous relire régulièrement.
    A bientot

    Posté par plombiercolombes, 19 février 2011 à 10:53
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